13 Fév Préparer son Carême
Dans 3 jours, nous entrons en carême, un moment privilégié pour nous “poser”, relire notre vie à la lumière des Écritures et repérer là où le Seigneur nous invite à progresser. “Vois, je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction, dit le Seigneur dans le livre du Deutéronome, choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui”, (Dt 30, 15).
Pour nous accompagner dans notre démarche, nous sommes invités à intégrer :
- soit, pour toutes les générations, les groupes de carême “oui la vie est bonne” qui nous permettront d’approfondir le sens chrétien de nos vies avec les éclairages de Saint Augustin, Tertullien et Saint Irénée,
- soit, pour les 18-35 ans, les “fraternités de carême” sur le même modèle que celles commencées pendant l’Avent.
Mais il nous est bon de repérer d’ores et déjà quel pourrait être l’axe principal de conversion où le Seigneur nous attend cette année personnellement, familialement ou communautairement. Car il faut bien le reconnaître, nous avons tous besoin de nous convertir, c’est-à-dire de nous tourner plus en profondeur vers le Seigneur pour nous engager davantage dans notre vie de disciple.
Comment repérer cet axe de conversion ?
- Soit directement, par un appel positif que nous ressentons depuis quelque temps, à la suite de la méditation d’un passage de l’Écriture, d’une discussion ou d’un événement, par exemple : prendre davantage de temps pour la prière, être davantage dans la contemplation ou dans l’action de grâce, se réinvestir dans tel engagement, s’ouvrir aux collègues, etc.
- Soit indirectement, par des symptômes négatifs que nous repérons dans notre vie quotidienne : énervements, manques d’attention, trop de temps passé sur les écrans, difficultés à prier, médisances, etc. Une fois que l’on a repéré ces symptômes, il faut déterminer ce qu’ils révèlent (par exemple : une vie trop centrée sur notre propre bien-être, une difficulté à voir et à dire ce qu’il y a de beau chez les autres, etc.) et choisir un axe positif de conversion, par exemple : je vais consacrer davantage de temps à ma famille, enrichir ma vie professionnelle en essayant d’unifier ma foi et mon travail, essayer de me former pour enrichir ma vie chrétienne, être plus attentif aux besoins de ceux qui m’entourent, etc.
Une fois que cet axe principal de conversion aura été déterminé, nous pourrons alors choisir nos résolutions de carême : notre prière, notre jeûne, notre partage seront en lien avec cet axe de conversion et prendront tout leur sens.
La conversion doit être individuelle, elle peut être aussi collective : un axe de conversion à développer en couple, en famille, en colocation, dans des groupes paroissiaux, etc. Qu’attend de nous le Seigneur attend de nous dans chacun de ces lieux ?
Dans tous les cas, l’intérêt de ce temps liturgique du carême est que c’est aussi un temps solidaire où nous nous aidons mutuellement à vivre cette démarche d’ouverture du cœur, grâce aux différentes propositions paroissiales, grâce aux approfondissements et aux partages qui seront vécus dans les groupes de carême ou dans les fraternités de jeunes, grâce aussi à la communion spirituelle avec les catéchumènes qui vivront leur ultime période de préparation au baptême.
Henri de La Hougue