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La Paix soit avec vous

La Paix soit avec vous

« La Paix soit avec vous ! » .Ce sont les premiers mots du Ressuscité aux apôtres.

Cette paix nous en avons infiniment besoin, tant intérieurement, pour pouvoir unifier notre vie dans toutes ses composantes, qu’extérieure-ment, pour pouvoir sortir de la violence par laquelle beaucoup de puissants de ce monde imposent leur pouvoir.

Tant de morts, de blessés… pour satisfaire les égos de ceux qui dominent, pour accroître leur richesse et leur pouvoir. Non seulement, ces chefs ne s’inté-ressent pas au bien commun et à la dignité des hommes et des femmes qu’ils bafouent dans leurs décisions, mais beaucoup d’entre eux font valoir leur foi en Dieu pour justifier leurs actions belliqueuses.

  1. Trump utilise constamment des métaphores religieuses pour con-vaincre son électorat évangélique et sacraliser son conflit. Sur son réseau “Truth”, le 4 avril dernier, Trump notait à propos de l’Iran : « Plus que 48 heures avant que l’enfer nes’abatte sur eux. Gloire à DIEU ! »

Dans une réunion du bureau ovale, il laisse un de ses pasteurs, Franklin Graham déclarer : « Père, nous prions pour que vous lui donniez la victoire. Vous l’avez élevé pour un moment comme celui-ci ».

Dans son allocution de Noël 2025, M. Poutine décrit l’invasion comme une « mission sainte pour protéger l’âme de la Russie », affirmant que les soldats agissent « comme sur l’ordre du Seigneur ». Le patriarche Kirill appuie ce discours de lutte contre l’Occident satanique en promettant le paradis à ceux qui meurent au combat.

En Iran, le système politico-religieux qui gouverne mêle constamment la rhétorique religieuse et la rhétorique guerrière. Ceux qui sont tués deviennent des martyrs de la foi.

  1. Netanyahou, souhaitant s’assurer du soutien des juifs ultra-orthodoxes, invoque, lui aussi, la Bible pour justifier ses frappes. Le 3 mars 2026, après des frappes iraniennes sur le sol israélien, il a déclaré : « Nous lisons dans la portion de la Torah de cette semaine :Souviens-toi de ce qu’Amalek t’a fait”. Nous nous souvenons, et nous agissons ».

Il est toujours tentant de justifier son action par sa foi, mais cela transforme la foi en une idéologie autocentrée. Dieu n’est plus Dieu, il est une idole qu’on utilise, comme cela a été maintes fois une tentation dans l’histoire de la Bible et des hommes. L’Église catholique n’a malheureusement pas échappé à cette dérive dans son histoire, mais la position de Jésus est claire. Jésus n’a jamais accepté le pouvoir temporel et il a préféré se laisser arrêter et condamner plutôt que de combattre par la force. Le pape Léon XIV, à la suite de ses prédécesseurs, dénonce clairement l’usage du nom de Dieu pour justifier la violence : « Certains vont même jusqu’à prétendre impliquer le nom de Dieu dans ces choix de mort, mais Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. Au contraire, il vient toujours apporter lumière, espérance et paix à l’humanité, et c’est la paix que doivent rechercher ceux qui l’invoquent » (15 mars 2026).

Alors, en ce temps de Pâques, qu’allons-nous faire de ce don de la Paix que fait Jésus à ses disciples au soir de la résurrection ?

Nous pouvons le refuser ou l’accepter, mais si nous l’acceptons, nous devons l’accueillir dans toutes ses exigences car la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, un cessez-le-feu, elle est une démarche de construction qui enracine toutes nos relations dans la fraternité universelle et la bonté.

Henri de La Hougue

Le Pape Léon XIV saluant les journalistes pendant le vol vers Alger, lundi 13 avril 2026.  (@Vatican Media)