Une chapelle pour temps de COVID, à Saint-Sulpice

Une chapelle pour temps de COVID, à Saint-Sulpice

Au moment où notre Curé engage, comme il l’annonce dans le numéro de Tous Frères du 25 avril 2021, notre paroisse dans l’accompagnement des familles endeuillées par la pandémie du COVID, souvenons-nous que deux chapelles de notre église sont dédiées à des saints connus pour leurs actions exemplaires lors d’épidémies de peste, ce COVID des siècles  passés. 

L’une, dans le déambulatoire nord (côté rue Saint-Sulpice), entretient la mémoire de saint Charles Borromée. Pendant l’épidémie de peste qui ravagea Milan, son siège épiscopal, en 1576-1577, Charles Borromée ne compta pas sa peine, se dévouant à porter secours aux malades. Il organisa une grande procession, dont il prit la tête, pieds nus et la corde au cou, à la suite de laquelle l’épidémie cessa.

Le panneau central de la verrière de cette chapelle, tout récemment restauré par la Mairie de Paris (atelier Anne Pinto, à Tusson, Charente), présente son visage.

L’autre, du côté SUD (rue Palatine) honore saint Roch. Son histoire est ancienne : du temps de l’ancienne église, la ‘Confrérie de saint Roch, saint Sébastien et sainte Julienne’, dispose d’une chapelle où elle a comme mission de prier, par l’intercession de ces trois saints, pour éloigner la peste et toutes les maladies contagieuses.

 Elle reçoit même une bulle d’indulgence en 1633. Dans la « nouvelle église » de Jean-Jacques Olier, elle reçoit l’actuelle chapelle ‘Saint-Roch’ et y poursuit ses cérémonies, toujours très active, le fléau des épidémies revenant régulièrement, entraînant des regains de popularité de saint Roch, notamment lors des vagues de choléra du XIXème siècle.
Une des fresques de Pujol (1822) illustre saint Roch priant pour la guérison des pestiférés dans un hôpital de Rome. 


DB