01 Mai Pèlerinage paroissial en Pologne
Le rendez-vous était donné lundi soir, au sanctuaire de la miséricorde divine près de Cracovie. Nous étions 60, de 9 à 86 ans, pour vivre ces 4 jours de pèlerinage en Pologne sur les pas de Saint Jean-Paul II.
Mardi, la visite très impressionnante des mines de sel à Cracovie, la découverte des nombreuses chapelles creusées et sculptées dans la mine, au fur et à mesure de la prospection et de la création des galeries et la messe célébrée dans l’une d’elle à 125 mètres sous terre, nous a aidés à réfléchir sur le sens chrétien du travail et du devoir d’état.
Mercredi, la beauté architecturale des églises et de la ville de Cracovie dans son ensemble, les magnifiques sculptures et peintures du couvent des dominicains, de la cathédrale et de la basilique Sainte-Marie, l’audition de Karol, notre organiste, ont favorisé une réflexion sur le lien entre l’art, la beauté et la foi.
Jeudi matin, nous avons eu la visite très émouvante du camp de concentration d’Auschwitz, qui faisait écho à la visite que certains avaient fait la veille au ghetto juif de Cracovie. Comment comprendre que l’on puisse arriver à un tel niveau d’inhumanité ? Comment garder sa liberté dans un régime totalitaire ? Comment ne pas douter de la présence de Dieu alors que le cri de millions de personnes persécutées et mises à mort dans de si terribles conditions semble rester sans réponse ?
Les temps de prière qui a suivi, au sanctuaire de Kalwaria, un des plus importants lieux de pèlerinage d’Europe centrale, représentant les différentes stations de la passion du Christ nous a permis de « digérer » avec le Christ l’émotion du matin et de confier à la Vierge Marie toutes les victimes de ces exterminations.
L’après-midi a été dedié à Jean-Paul II, dans sa ville natale de Wadowice avec le musée qui lui était consacré. Mardi soir, lors d’une rencontre avec des étudiants du diocèse de Cracovie, nous avions réalisé que leur génération avait un peu de mal à se saisir de l’héritage de ce pape, dont chaque ville de Pologne porte au moins le nom d’une rue, mais dont le mémoire vivante tend à disparaître.
La dernière étape de notre pèlerinage a été vécue vendredi au grand sanctuaire marial de Jasna Gora, où des millions de pèlerins affluaient chaque année comme forme de résistance spirituelle au régime communiste. Nous avons confié à la Vierge noire toutes les intentions de notre communauté de Saint-Sulpice.
Henri de La Hougue